A la naissance du jazz, les États-Unis entrent dans la période de la Prohibition (1919-1933) interdisant ainsi toute circulation d’alcool et la fermeture d’endroit dit de débauche comme les bordels ou encore les bars.

Pour parer à cela, des bars clandestins ouvrent leurs portes et c’est de là que la diffusion du jazz et de sa danse se développe. On écoute du jazz dans ces lieux interdits, par ce biais là les élites dirigeantes ou encore les partisans du mouvement de la tempérance à l’origine de cette prohibition n’ont qu’une mauvaise opinion de cette musique. De plus on sait que cette musique est d’origine noire, au temps de la ségrégation écouter de la musique noire ne correspondait pas vraiment à l’idéal que la société voulait transmettre de supériorité blanche.
Au delà de ces réticences, nous savons que le jazz a eu beaucoup de succès et s’est vite répandu avec des records de vente de disques. C’est un mouvement totalement nouveau avec de nouvelles normes qui plaisent beaucoup. Le jazz aide à repousser ses limites et à voyager, cette liberté musicale aide à atténuer les tensions et surtout à éviter de penser à la nouvelle guerre qui se rapproche.
Aujourd’hui la perception que l’on a du jazz est bien différente. En effet auparavant c’était une musique populaire qui entraînait à la danse dans des rythmes soutenus. Désormais le jazz est considéré comme une musique d’un autre temps et subi beaucoup de cliché. Pour de nombreuses personnes, c’est une musique réservée à une classe sociale relativement élevée par le coût des instruments. Ensuite, on peut dire que l’on a plus cette diffusion de masse, rare sont les fois où l’on peut écouter du jazz en concerts ou même dans un bar. Le jazz est quasiment une musique oubliée au profit de ces successeurs tel que le rock ou encore le rap. On l’associe à un temps désormais révolu et les amateurs ne sont plus forcément les plus jeunes et les musiciens plus forcément des virtuoses noirs.